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sublimo

 

 

L’équipe de chercheurs pilotée par Philippe Lenfant a décroché, le 26 avril 2012, le seul projet européen sur le milieu marin. SUBLIMO (1,9 M€) est directement lié à l’économie de la pêche.

SUBLIMO, piloté par le maître de conférences Philippe Lenfant du CNRS Université de Perpignan, est le seul projet concernant le milieu marin, attribué parmi les 183 projets européens LIFE (actions concrètes en faveur de la biodiversité) attribués le 24 avril 2012 (8 en France).

Le projet SUBLIMO propose une nouvelle approche pour analyser, suivre et réduire la perte de biodiversité marine. L’attention est particulièrement portée sur la biodiversité au stade post-larvaire, que Philippe Lenfant étudie depuis 17 ans.

Pour pallier le taux de mortalité très élevé à ce niveau, l’équipe SUBLIMO extrait les post-larves de leur milieu pendant trois mois grâce à un dispositif de capture adapté, afin de les élever dans les conditions d’une lagune protégée. Elles sont ensuite relâchées dans leur milieu naturel où, devenues plus grosses, elles ont beaucoup plus de chances de survivre.

« Nous avons déjà pêché entre 40 et 60 espèces au stade post-larvaire, précise Philippe Lenfant. C’est un projet directement en lien avec les pêcheurs artisanaux et les gestionnaires, à qui nous allons apprendre le savoir-faire. C’est de la biodiversité au service des hommes, et vis versa. »

Pour SUBLIMO, la reconnaissance européenne du projet est un vrai plus. Sur les 1,9 M€ nécessaires à son bon déroulement, l’Europe apporte une contribution de 49%. Les 51% restants sont levés par les deux partenaires du projet, le CNRS Université de Perpignan et l’Université de Corté en Corse. Le projet se déroulera sur 40 mois.

Grâce au projet LIFE, SUBLIMO établit aussi des contacts avec les réseaux européens, notamment avec les Universités de Murcia en Espagne et de Cagliari en Sardaigne, qui contribueront au projet en fournissant des données.

SUBLIMO a déjà été sollicité pour l’accompagnement scientifique des installations portuaires (notamment par Ecocéan, société héraultaise au service de la biodiversité marine, sous-traitante du projet).

SUBLIMO mobilise une équipe d’une vingtaine de personnes réparties entre Perpignan et Corté.

 

Pour en savoir plus:

http://www.life-sublimo.fr

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.420074791342140.115816.333822043300749&type=3

Interactions entre une espèce envahissante, la tortue de Floride, et deux tortues patrimoniales en Languedoc-Roussillon, la Cistude d’Europe (Emys orbicularis) et l’Émyde lépreuse (Mauremys leprosa)

 

Le projet entre dans le cadre de la stratégie faune envahissante en Languedoc-Roussillon. Ce projet est une collaboration du CEFREM avec le Conservatoire d’Espaces Naturels de Languedoc-Roussillon. Il est financé par la DREAL, le Conseil Générale et L’Europe.

Il vise à approfondir les connaissances pour la conservation des tortues indigènes Cistude d’Europe (Emys orbicularis) et Emyde lépreuse (Mauremys leprosa) dans un contexte d’invasion par la tortue de Floride.

Les objectifs opérationnels du projet sont les suivantes:

  • Identifier des stations et en estimer le nombre régional des tortues autochtones coexistent ou non avec des tortues de Floride ;
  • Sensibiliser et impliquer le grand public et les gestionnaires à la problématique des espèces invasives animales et permettre leur contribution à un programme de recherche en démarrant une enquête participative sur la détection des tortues dans la région
  • Approfondir et clarifier les connaissances sur l’origine et la dispersion historique des populations de tortues autochtones (= la phylogéographie) par génotypage pour déterminer des priorités et stratégies de conservation (risques liés aux tortues de Floride, stratégies renforcement et réintroduction, populations relictuelles…)
  • Faire un état des lieux du parasitisme (helminthes) des populations de tortues indigènes en présence et absence de tortues de Floride et préciser l’importance des transferts inter-spécifiques.
  • Evaluer la problématique des transferts parasitaires entre les tortues. Ces connaissances devraient permettre l’émergence d’un programme de recherche spécifique via des crédits dédiés « recherche » dans les années suivantes.

 

La Communauté française travaillant dans la biogéochimie marine et des écosystèmes biologiques est actuellement structurée pour lancer le projet MERMEX (marine ecosystems réponse dans l'expérience de la Méditerranée). Ce programme dirigé par le 'Institut national des sciences d'univers (INSU)' sera associé à d'autres programmes liés à l'étude du cycle hydrologique (HyMeX) et chimie atmosphérique (ChArMEx) dans le bassin méditerranéen. MERMEX vise à approfondir les connaissances actuelles des écosystèmes marins méditerranéens et mieux anticiper leur évolution à venir. Il mettra l'accent sur la réponse des écosystèmes à des modifications physico-chimiques forcées à différentes échelles, dans le temps et dans l'espace, liées à l'évolution des conditions environnementales et à l'augmentant la pression humaine. Nous proposons une approche complète et intégrée, considérant le continuum entre la zone côtière et la mer et ses interfaces, y compris océan-continent, l'océan-atmosphère et l'eau-sédiment afin de décrire précisément et de modéliser l'état actuel des écosystèmes méditerranéens et les interactions complexes existant entre les facteurs environnementaux et humains. Seule une coordonnation et  une stratégie ambitieuse, s'adressant simultanément à la physique et la biogéochimie de ces systèmes permettront d'explorer et analyser la sensibilité des écosystèmes marins, et  valider les outils utilisés pour prévoir leurs modifications. Nous considérons l'initiative française MERMEX comme un grand programme biogéochimique dans la Méditerranée et faisant appel à de nombreuses collaborations internationales.

Pour plus d'informations : http://mermex.pytheas.univ-amu.fr/

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